9 idées reçues sur HAL

Vous hésitez à déposer dans HAL ? Nos réponses à quelques objections souvent entendues

"40+216 Faces" by Bark - CC-BY
  1. Déposer, ça prend trop de temps !
  2. Les éditeurs sont contre
  3. Je préfère déposer dans ResearchGate ou Academia.edu
  4. HAL n'a pas de visibilité internationale
  5. J'ai déjà accès à toute la littérature scientifique
  6. Les contenus déposés ne sont pas évalués
  7. L'accès ouvert fragilise les éditeurs et les revues
  8. La confidentialité de mes recherches est menacée
  9. Mes articles risquent d'être plagiés

Déposer, ça prend trop de temps !

Déposer un article dans HAL ne prend pas plus de 3 à 10 minutes. Faites le test vous-même !

Déposer dans HAL, c'est gagner du temps : un dépôt et une saisie uniques pour vos rapports d'activité (HCERES, CRAC, RIBAC), votre CV, votre page web, vos listes bibliographiques (Zotero, EndNote), vos dépôts (ArXiv, PubMed Central, Repec).

 

Les éditeurs sont contre

L'article 30 de la loi pour une République numérique vous autorise, en tant qu'auteur de l'article, à déposer et diffuser dans HAL le manuscrit accepté pour publication. Et ce quelque soit le contrat signé avec l'éditeur.

De fait, la plupart des éditeurs acceptent le dépôt des articles dans une archive ouverte. Certains éditeurs même acceptent ou recommandent le dépôt de la version publiée (PDF éditeur).

Je préfère déposer dans ResearchGate ou Academia.edu

Contrairement à HAL, financé par des fonds publics, ces réseaux sociaux, créés par des start-up et financés par des entreprises capital-risques, sont des initiatives privées à but lucratif. On peut donc s'interroger sur la pérennité des données : les fichiers déposés sur ces plateformes seront-ils accessibles dans 10 ou 20 ans ? la gratuité de l'accès et des services est-elle garantie à long terme ?

Cependant, HAL et les réseaux sociaux peuvent être utilisés de manière complémentaire : déposez vos fichiers dans HAL (= pérennité des formats, archivage du CINES, gratuité), puis rapatriez-les dans ResearchGate ou Academia.edu en utilisant la fonction Upload de votre réseau favori.

Consultez le tableau comparatif HAL vs. ResearchGate / Academia.edu

HAL n'a pas de visibilité internationale

Les travaux scientifiques déposés dans HAL sont indexés par les moteurs de recherche (Google Scholar), répertoriés dans les bases de données bibliographiques (NCBI Entrez / Pubmed) et visibles dans les archives spécialisées (PubMed, RePec, ArXiv). Plus de 80 % des consultations d'articles des archives ouvertes sont faites à partir de Google et Google Scholar.

Les archives ouvertes ont un réel impact scientifique.

J'ai déjà accès à toute la littérature scientifique

En tant que chercheur, vous n'avez accès qu'à une partie de la documentation scientifique, du fait de son coût très élevé.

D'autres utilisateurs peuvent profiter de l'open access à vos publications :

  • les chercheurs des pays en voie de développement, qui n'ont pas les moyens de payer ou de s'abonner aux revues,
  • les entreprises, les PME, les start-up, qui ont besoin de la recherche pour rester compétitives et innovantes,
  • les associations de patients, les personnes concernées par une maladie, notamment les maladies rares,
  • les organisations non gouvernementales,
  • les particuliers ou amateurs éclairés, intéressés par un domaine ou un thème spécifique,
  • les journalistes scientifiques qui contribuent à la vulgarisation de la science,
  • les enseignants du secondaire,
  • plus généralement, les citoyens contribuables qui participent au financement public de la recherche.

Les contenus déposés ne sont pas évalués

La grande majorité des dépôts HAL sont des post-publications (articles évalués par un comité de lecture), comme l'attestent la présence d'un DOI (lien vers l'article publié sur le site de l'éditeur) et des données de publication (revue, volume, numéro). Chaque dépôt est soumis à validation par le CCSD, sous contrôle de chercheurs, spécialistes du domaine.

L'accès ouvert fragilise les éditeurs et les revues

Aucune des études menées sur le sujet ne le confirme. L’étude européenne PEER (2008-2012), associant notamment l'INRIA, l'European Science Foundation, Max Planck Society, le CCSD et de grands éditeurs scientifiques (Elsevier, Wiley, Springer, BMJ, Nature, etc.), montre que l'accès ouvert n'a pas d'effet négatif sur le modèle économique des éditeurs. La même étude révèle au contraire une augmentation sensible du nombre de téléchargements d’articles sur les plateformes des éditeurs (de 7,5 % à 15,5 % selon les disciplines).

Les revues SHS qui ont un modèle économique plus fragile peuvent préserver ce modèle grâce à un système d'embargo (diffusion différée : il est possible de déposer immédiatement dans HAL et de paramétrer la durée d'embargo pour une diffusion automatique au terme de la durée fixée par la loi)

La confidentialité de mes recherches est menacée

HAL permet, sur un temps limité, de garantir cette confidentialité, grâce à un système de diffusion différée : déposez votre recherche aujourd'hui et choisissez le moment de sa diffusion (immédiatemment, pour une date déterminée, dans 15 jours, dans 6 mois, dans 2 ans, etc.)

Mes articles risquent d'être plagiés

Tout document déposé dans HAL est protégé par le droit d’auteur. La date de dépôt atteste l’antériorité scientifique et un identifiant unique garantit la paternité de l’article.

Plus un article est visible, plus il est risqué de le plagier.