Baromètre de la science ouverte de l'Université de Rennes 1

Le baromètre de la science ouverte mesure le pourcentage et la progression de publications en accès ouvert à l'Université de Rennes 1. Par accès ouvert, il faut entendre que ces publications sont librement accessibles en texte intégral à tout un chacun, sans barrière ni conditions d'accès.

Il a pu être établi grâce au code généreusement partagé par l'Université de Lorraine pour son propre baromètre, qui est lui-même une adaptation institutionnelle du baromètre national de la science ouverte du MESRI, réalisé dans le cadre du Plan National pour la Science ouverte (PNSO).

Quelques précisions méthodologiques : seules les publications avec un DOI ont été prises en compte, à partir d'extractions de HAL, de Pubmed et du Web of Science*. L'année 2019 sert de référence en raison des barrières mobiles encore en vigueur pour l'année 2020, et pour faciliter les comparaisons nationales. Les données ont été analysées le 22 janvier 2021.

Ce baromètre est à mettre en regard du bilan open access 2019 HAL-Rennes1 réalisé en décembre 2020 grâce à l'outil VizuHAL, dont l'analyse porte exclusivement sur les publications HAL mais sans se limiter aux seuls DOI.

Proportion des publications 2019 en accès ouvert (mesuré en 2021) Les publications sont en accès ouvert soit dans une archive ouverte (exemple : HAL), soit directement chez l'éditeur, soit encore chez l'éditeur et dans une archive ouverte. Observées en janvier 2021, près de 3/4 des publications 2019 de l'Université de Rennes 1 sont en accès ouvert (72,7 %), soit 17 points au-dessus de la moyenne nationale observée à date comparable (56 %). Moins d'un tiers seulement des publications de 2019 ne sont donc pas en accès ouvert.

Evolution du taux d'accès ouvert aux publications (mesuré en 2021) Ce graphique permet de constater l'ouverture croissante des publications de l'Université de Rennes 1 depuis 2016, grâce notamment aux efforts de médiation pour faciliter le dépôt des articles dans HAL. (Les données de l'année 2020 sont provisoires et incomplètes au moment où nous publions ces données + le nombre de conférences a chuté en raison de la crise du Covid, entraînant une diminution des communications avec un DOI).

Taux d'accès ouvert aux publications 2019 par discipline

Ces efforts de médiation ont été particulièrement fructueux dans les secteurs de la chimie, des sciences du vivant et des sciences de la Terre et de l'Univers - les mathématiques et l'informatique ayant déjà depuis longtemps une culture du partage et de l'accès ouvert. En revanche, les sciences humaines et sociales, mais également les sciences de l'ingénieur, ont encore une marge importante de progression (mais il est à noter que beaucoup de publications SHS n'ont pas de DOI).

Taux d'accès ouvert aux publications 2019 par éditeur Le graphique du taux d'accès ouvert par éditeur / plateforme confirme l'ouverture importante des publications des éditeurs de chimie et des sciences dures, en particulier grâce au dépôt en archive ouverte (essentiellement HAL), et une ouverture plus modérée pour les publications des grands éditeurs (Elsevier, Springer-Nature, Wiley, Informa, IEEE). En sciences humaines et sociales, la plateforme OpenEdition favorise une diffusion en accès ouvert assez large, comparativement à la plateforme Cairn dont peu d'articles sont en accès ouvert ou déposés en archive ouverte.

Répartition des publications 2019 par type de publication et par accès (mesuré en 2021) Les articles de revue sont majoritairement représentés dans ce baromètre, suivis des articles issus de colloques. Le baromètre mesure donc pour l'essentiel l'accès ouvert aux articles de revues, bien que les communications représentent une part non négligeable de la production des laboratoires de l'université.

(*) Pour WoS, le calcul est basé sur une requête Organization Enhanced sans le CHU, sachant que les publications des hospitaliers affiliés aux unités de Rennes 1 sont systématiquement référencées dans HAL. A de rares exceptions sont donc exclues du calcul les publications relevant exclusivement du CHU, sans lien avec un laboratoire ou une composante de l'université.