Les revues prédatrices

Gare aux revues pseudo-scientifiques dont l'objectif est de réaliser des profits sur le dos des chercheurs

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  1. Des revues pseudo-scientifiques
  2. Les "listes noires"
  3. Repérer les prédateurs

Des revues pseudo-scientifiques

De la même manière que des sociétés ont établi des rentes de situation basées sur l'exploitation du modèle lecteur-payeur (abonnement), des revues Open Access parasites ou « prédatrices » exploitent à leur profit le modèle « auteur-payeur » précédemment décrit.

Les auteurs, généralement sollicités par mail, sont invités à soumettre des articles, lesquels sont systématiquement acceptés moyennant des frais de publication ou APC, quelle que soit la valeur scientifique des travaux soumis.

Les « comités éditoriaux » de ces revues sont généralement composés de membres fictifs et/ou de chercheurs victimes de l'escroquerie ou bien inscrits sans leur consentement.

Les "listes noires"

Le projet collaboratif Stop Predatory Journals recense une liste des revues et éditeurs prédateurs potentiels, basé sur 10 critères.
Le site propose également une liste des revues piratées. S'agissant d'un projet open source, les scientifiques eux-mêmes peuvent contribuer.

Ces listes reprennent et actualisent les listes de Jeffrey Beall, inaccessibles depuis janvier 2017 mais dont on peut consulter une version archivée.

Repérer les prédateurs

Cependant, il n'est pas toujours aisé de savoir si un éditeur ou une revue est un "prédateur".

Quelques indices possibles :

  • Invitation à publier envoyée par mail au chercheur (spam).
  • Adresse mail de contact non professionnelle (de type gmail par exemple).
  • Les manuscrits doivent être soumis par email.
  • Revue qui promet une publication extrêmement rapide.
  • Pas de transparence sur le peer-reviewing.
  • Pas de transparence sur les frais de publication (APC).
  • Frais de publication modestes (ex : inférieurs à 150$).
  • Frais d'accès ou embargo sur la diffusion.
  • Orthographe et grammaire incorrectes (site ou message).
  • Facteurs d'impacts erronés (consultez les Journal of Citation Reports)
  • Le site de la revue met en avant un Index Copernicus.
  • Absence de politique de rétractation.
  • etc.

Des indices à priori rassurants :

  • La revue est référencée dans le DOAJ.
  • La revue est membre du Committee on Publication Ethics (COPE).
  • La revue est membre de l'Open Access Scholarly Publishers Association (OASPA).
  • La revue suit explicitement les recommandations de l'International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE).

Consultez également le site QOAM, site indépendant qui évalue la qualité d'une revue (mais non exhaustif).

Sources :