Enjeux de l'Open Access

L’objectif est de rendre la littérature scientifique à la fois plus accessible et plus visible

"Just make your access open, and do away with the silly wrapper". biblioteekje, CC BY-NC-SA
  1. Voie verte et voie dorée
  2. Garantir un accès libre et gratuit à la recherche
  3. Coûts des abonnements et profits des éditeurs

Voie verte et voie dorée

Deux voies sont possibles pour la diffusion de la production scientifique en libre accès :

  • La voie verte ou Green Open Access : diffusion en texte intégral de la production scientifique dans des archives ouvertes
  • La voie dorée ou Gold Open Access : publication en open access dans une revue éditeur

La voie verte est actuellement la voie privilégiée par Rennes 1.

La voie dorée se décline elle-même en 3 possibilités :

Garantir un accès libre et gratuit à la recherche

L’open access permet un accès libre et gratuit à la littérature scientifique, ce qui favorise à la fois la communication entre les pairs et contribue à l’accélération de la recherche, tout en renforçant la visibilité des publications.

Coûts des abonnements et profits des éditeurs

Actuellement, la diffusion de la recherche est entravée par des coûts d’abonnement vertigineux, imposés par des éditeurs avides en situation de monopole. L’université de Rennes 1, dans un contexte financier serré, s’acquitte ainsi chaque année d’un montant supérieur à 1 million d’euros pour maintenir l’accès à la documentation scientifique, ce qui représente environ 1000 euros par chercheurs.

De leur côté, les auteurs contribuent pour la plupart bénévolement, aussi bien à la rédaction des publications qu’à leur relecture et au travail de correction, tout en étant très souvent contraints de céder tous leurs droits sans contrepartie.  

Par contraste, les gros éditeurs tirent de cette situation des marges très confortables : le plus important, Elsevier (ScienceDirect), réalise un chiffre d’affaires (STM) de près de 3 milliards d’euros, pour un bénéfice net annuel après impôt de 37% (données 2018). Au final, le contribuable paie doublement le travail de recherche et l’accès aux résultats de cette recherche, au bénéfice d’une poignée de multinationales.